La Bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745.

Bataille de Fontenoy (1747)
par Pierre Lenfant (1704-1787).

« Voyez tout le sang que coûte un triomphe. Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire est de l’épargner. »

Louis XV (1710-1774), à son fils le Dauphin, au soir de la victoire de Fontenoy, 11 mai 1745. Les Pensées des rois de France (1949), Gabriel Boissy.

Å Fontenoy, dans le Hainaut belge, près de Tournai, l’armée française de Louis XV, sous le commandement du maréchal Maurice de Saxe, bat une coalition formée des Provinces-Unies, de la Grande-Bretagne, du Hanovre et de l’Autriche, commandée par William Augustus, duc de Cumberland (1721-1765).

Louis XV en armureCarle van Loo (1750), musée des beaux-arts de Dijon.
Portrait de Maurice de Saxe (1696-1750), maréchal de France, par Quentin de La Tour, vers 1748, musée de la Vie romantique, Paris.

La bataille, décisive quant à l’issue de la guerre de la Succession d’Autriche, se déroule en présence – fait rarissime – du roi Louis XV et de son fils, le Dauphin (15 ans), futur père de Louis XVI.

Maurice de Saxe et le roi Louis XV à la bataille de Fontenoy, par Horace Vernet (1790-1863), 1828, musée de Versailles
La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745Louis XV montrant le champ de bataille au dauphin Louis-Ferdinand.

Cinq ans plus tôt, la mort de l’empereur Charles VI et la montée de sa fille Marie-Thérèse sur le trône autrichien ont jeté les grandes puissances européennes dans la guerre, avec des alliances à direction variable. Allié de l’Électeur Charles-Albert de Bavière, le roi Louis XV lance ses troupes sur les Pays-Bas autrichiens (la Belgique actuelle). 

L’Europe après le traité de Vienne de 1738, à la veille de la guerre.

Maurice de Saxe, qui commande l’armée, entreprend le siège de Tournai. 

Siége de Tournai.
Siège de Tournai et de ses citadelles (14 mai 1745), par Pierre Lenfant.

Mais les armées alliées, sous le commandement duc de Cumberland, troisième fils du roi d’Angleterre George III, tentent de le prendre en tenaille.  Le maréchal n’a d’autre solution que de livrer bataille. Le roi Louis XV et le Dauphin, devant l’importance de l’enjeu, décident de le rejoindre le 8 mai 1745 pour stimuler l’ardeur des combattants.

La bataille de Fontenoy par Pierre Lenfant (1745).

Lors de la bataille de Fontenoy, le maréchal Maurice de Saxe n’aligne en un premier temps qu’une force de 55 bataillons d’infanterie, de 101 escadrons de cavalerie, du corps des arquebusiers de Grassin, et de 60 pièces d’artillerie, soit quelque 48 000 hommes. Au fil du combat, ses effectifs sont toutefois renforcés par l’arrivée de nouvelles unités qui porteront en définitive les effectifs français au nombre de 62 bataillons et de 123 escadrons, soit quelque 53 000 hommes. Une force de 25 bataillons d’infanterie, de 2 bataillons et demi d’artillerie et de 17 escadrons de cavalerie, aux ordres du lieutenant-général marquis de Brézé, resta postée face à la ville de Tournai.

Les gardes française par JOB.

Les forces du duc William de Cumberland regroupent quant à elles quelque 47.500 hommes, répartis en 46 bataillons, 90 escadrons, deux compagnies franches autrichiennes et 93 pièces d’artillerie. Les troupes alliées se répartissent en 22 000 Néerlandais, 16 900 Britanniques et 7 168 Hanovriens. Ne regroupant que 1350 hommes, le contingent autrichien, aux ordres du Feldmarshall Königsegg, est formé de quatre escadrons de dragons ( Ferdinand de Ligne et Limbourg-Styrum), de quatre escadrons de hussards (Kàrolyi et Beleznay) et de deux compagnies franches (Bouvier et Pertuiseaux).

Soldats anglais du 1st Foot Guards.

Dès le 9 mai, le maréchal de Saxe a habilement choisi le terrain et disposé ses troupes sur une ligne brisée, face à une petite plaine au bord de l’Escaut. Le duc de Cumberland dispose ses hommes de façon classique en ligne mince face aux Français.

Plan de bataille (BNF).

La bataille commence dès la dissipation des brumes matinales par une canonnade de deux heures. Ensuite monte à l’attaque l’infanterie alliée. 

Suite à l’échec de plusieurs attaques ciblées, Cumberland ordonne une attaque en masse de 15 à 16.000 hommes, sous la forme de trois grosses colonnes qui mêlent l’infanterie, la cavalerie et l’artilleries, en remontant un sol légèrement pentu, le célèbre « ravin » de Fontenoy. L’ensemble se resserre en arrivant au contact des Français, vers midi.

« Bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745 », oeuvre du peintre Louis-Nicolas Van Blarenberghe, 1779.

Cette phase du combat aurait donné lieu à une anecdote légendaire, popularisée par Voltaire dans un ouvrage historique, paru en 1756. Invité à ouvrir le feu en premier par Sir Charles Hay, officier du 1er bataillon des Gardes anglaises, le comte Joseph-Charles-Alexandre d’Anterroches (1710-1785), officier français des Gardes françaises, lui aurait rétorqué :  » Monsieur, nous n’en ferons rien ! Tirez vous-mêmes ! « . Cette anecdote, ne reposant que sur la seule version de Voltaire, est historiquement invérifiable. Il était cependant d’usage lors des batailles de se proférer des moqueries, voire des insultes, pour forcer l’adversaire à ouvrir un feu disparate et se retrouver en état de faiblesse. Quoi qu’il en soit, la tradition populaire ne devait retenir du légendaire dialogue, transcrit par Voltaire, qu’une citation déformées : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! » et faire de Fontenoy l’exemple type de la guerre en dentelles.

Bataille de Fontenoy Lord Charles Hay et Comte d’Enteroches : Messieurs les anglais tirez les premiers, oeuvre du peintre Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, 1873.

Les combattants se jettent dans une mêlée furieuse et sanglante. Les Français semblent fléchir et plusieurs officiers, autour du roi et du maréchal, évoquent une possible retraite.

La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745  » Horace Vernet, 1828.

Mais le maréchal de Saxe fait alors la démonstration de son talent de stratège. 

La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745
Lenfant Pierre (1704-1787)
Paris, musée de l’Armée.

Ayant mesuré la fragilité de la grosse colonne ennemie, il la stoppe par l’utilisation à bout portant de quatre canons puis lance plusieurs attaques coordonnées sur ses flancs. Parmi les assaillants s’illustrent la maison du roi emmenée par le duc de Richelieu et l’infanterie irlandaise de Löwendal.

La bataille de Fontenoy, par Ėdouard Detaille.

En un quart d’heure, la colonne, assaillie de tous côtés, ploie sous un déluge de fer et de feu. C’est en définitive aux Français que revient la victoire, l’une des dernières en date de l’Ancien Régime.

Sur la base d’une étude récente et détaillée des pertes, effectuée par l’historien belge Alain Tripnaux sur l’ensemble des archives européennes, le total des pertes des deux armées fut de quelque 15 000 tués et blessés, dont 2 300 tués français et 2 500 tués alliés. Ses recherches lui ont permis d’établir une liste nominative de 603 officiers français tués-blessés et de 402 officiers alliés tués-blessés. Au terme du combat, les Français s’emparèrent de 36 pièces de l’artillerie alliée et de 150 à 180 caissons.

Le soir de la bataille, comme le Dauphin manifeste une joie débordante à l’évocation des combats, son père l’admoneste avec une sagesse inaccoutumée : « Voyez tout le sang que coûte un triomphe. Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire, c’est de l’épargner ».

Louis (1729-1765), Dauphin de France en 1745, par Maurice Quentin de La Tour.

Sitôt après le Te Deum célébré à Paris le 20 mai suivant, le maréchal de Saxe reçoit en récompense de ses exploits à Fontenoy le domaine de Chambord et le droit de pénétrer à Versailles en carrosse. Lui-même ne s’en soucie guère et poursuit ses opérations. 

Il conquiert toute la Flandre, obtient la reddition de Bruxelles le 21 février 1746, un exploit sans précédent dans l’Histoire de France qui vaut au héros la dignité de maréchal général, que n’avaient eu avant lui que Turenne et Villars.

Au terme de trois grandes batailles (Fontenoy, Raucoux et Lawfeld) et de 24 sièges de places dans les Pays-Bas autrichiens et le sud des Provinces-Unies, une paix fut signée le 18 octobre 1748, à Aix-la-Chapelle. Voulant traiter « en roi et non en marchand », Louis XV rétrocéda toutefois toutes ses conquêtes autrichiennes sans contrepartie, à l’inverse du roi Frédéric II de Prusse qui conserva la Silésie, conquise sur l’Autriche en décembre 1740. Jugeant cette paix désastreuse, l’opinion publique en France critiqua amèrement le choix du monarque français et en conclut que les soldats français n’étaient finalement tombés sur les champs de bataille que pour le seul profit du roi Frédéric II. « Se battre pour le roi de Prusse » et « bête comme la paix » devinrent alors en France des maximes populaires.

Exemple de traité imprimé en dehors des chancelleries.
Carte de l’Europe au moment du traité (1748).

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Fontenoy

https://www.herodote.net/11_mai_1745-evenement-17450511.php

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article7761

https://www.britishbattles.com/king-georges-war-austrian-succession/the-battle-of-fontenoy-1745/

https://www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1985_num_4_4_1406

https://www.canalacademie.com/ida8108-Les-Academiciens-racontent-l-histoire-Louis-XV-1-4.html

https://www.canalacademie.com/ida3489-Tirez-les-premiers.html#:~:text=La%20bataille%20de%20Fontenoy%20se,fran%C3%A7aises%20et%20irlandaises%2C%20sera%20d%C3%A9cisive.&text=Il%20aurait%20bu%20%C3%A0%20la,plaisant%C3%A9%20sur%20leur%20r%C3%A9cente%20d%C3%A9faite.

La défaite de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954.

La chute de Diên Biên Phû sonnait le glas du pouvoir français non seulement en Indochine, mais dans J’ensemble de ce que l’on appelait alors l’Union française. Avant de marquer ainsi la fin d’un empire, elle avait failli déclencher un conflit international.

L’Union française
est créée par la Constitution du 27 octobre 1946 (fondatrice de la Quatrième République) qui modifie le statut des colonies.
L’Empire colonial français devient l’Union française, et les colonies des départements et territoires d’outre-mer.
Ce cadre juridique abolit le Code de l’indigénat et donne un statut aux colonies françaises proche de celui du Commonwealth.
La Cinquième République lui fera succéder en 1958 la Communauté française, conformément aux conclusions de la conférence de Brazzaville en 1944.
Union française, états-associės en 1953.

Le 7 mai 1954, le camp retranché français de Diên Biên Phu tombe sous l’assaut des troupes du général Giap, commandant de l’armée Viêt-minh. C’est la fin de la plus longue et la plus meurtrière bataille française de l’après Seconde Guerre mondiale. Et la dernière grande bataille de la guerre d’Indochine (1946-1954).

Mais cette défaite cuisante pour la France sonne aussi le glas de la présence coloniale française en Asie.

C’est en 1953 que le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CEFEO) établit un camp retranché dans la vallée de Diên Biên Phu -traversée par la rivière Nam Youm- dans le pays Thaï, près de la frontière laotienne et chinoise.

Le but est d’arrêter l’avancée des troupes du Viêt-minh Hô Chi Minh vers le Laos.

Au printemps 1954, des soldats du corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient, dans la plaine de Dien Bien Phu.
© Archives Snark / Photo12/ AFP.

La position retenue est une plaine (le terme de «cuvette» est resté associé à Diên Biên Phu) de 16km sur 9, entourée par de petites collines -sur lesquelles sont construits des points d’appui qui portent des prénoms féminins («Gabrielle», «Béatrice», «Dominique», «Éliane», «Claudine»…).

Vue aérienne du site de Dien Bien Phu en 1954. Quatre mois après l’arrivée des soldats, la plaine s’est muée en camp retranché. Sur une dizaine de kilomètres, c’est un véritable piège, miné, hérissé de barbelés. Poumon vital du système, un aérodrome, seul accès pour le ravitaillement. ©AFP.
Dispositif de bataille à Diên Biên Phu en mars 1954 – En vert les PA français et position en noir des cinq divisions viêt minh.

Le PC est installé au centre de la cuvette et au sud se trouve la base «Isabelle».

La bataille de Diên Biên Phu débute véritablement le 13 mars 1954 avec l’assaut du Viêt-minh contre le point d’appui «Béatrice».

Guerre d’Indochine: bataille de Diên Biên Phu: assaut du Viêt-Minh donné contre la colline Béatrice: lieu où fût déclenchée le 13 mars 1954 l’attaque contre le camp retranché français. Rue des Archives/©Rue des Archives/PVDE.
Les positions françaises du 13 au 15 mars 1954 et les premiers assauts viêt minh.

Le camp est dirigé par le général de Castries.

Bataille de Diên Biên Phu (du 13 mars au 7 mai 1954): le général Christian de La Croix de Castries dans un abri, le 5 avril 1954. Rue des Archives/Picture Alliance/Rue des Archive.
État-major français (Batella, Bigeard, Tourret et Langlais).

Les combats font rage pendant deux mois. Progressivement les troupes ennemies encerclent les positions françaises, dont les effectifs et le matériel sont numériquement plus faibles.

Soldats viêt minh.
Soldats français.

Les blessés sont soignés sur place par l’infirmière Geneviève de Galard.

Geneviève de Galard (née en 1925 ), l’ange de Dien Bien Phu.

Après une résistance héroïque -avec des combats au corps à corps- le camp retranché tombe le 7 mai 1954, jour de l’assaut final des forces du général Giap.

Võ Nguyên Giáp en 1954.
Les soldas vietnamiens posèrent le drapeau vietnamien sur le bunker de commande De Castries.

Le cessez-le-feu est annoncé à 18 heures mais le dernier point d’appui, «Isabelle», n’est pris que le lendemain.

Les pertes sont lourdes. Au total plus de 15.000 militaires français ont participé à la défense du camp: plus de 3.300 sont morts ou portés disparus, 10.300 soldats sont faits prisonniers -dont 4.400 blessés- et internés dans des camps mais seuls 3.300 reviendront en France. Côté Viêt-minh: 70.000 combattants, environ 8.000 morts et 15.000 blessés.

Des prisonniers français le 8 mai 1954 au lendemain de la chute de Diên Biên Phu. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier.

Le 21 juillet 1954 les accords de Genève mettent fin à la guerre d’Indochine.

La conférence de Genève.
Partition de l’Indochine française.

https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/il-y-a-65-ans-dien-bien-phu-la-derniere-bataille_133495

https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000067/dien-bien-phu-a-l-heure-de-l-assaut.html

https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2018/11/02/26010-20181102ARTFIG00235-dien-bien-phu-la-chute-du-camp-retranche-francais-le-7-mai-1954.php

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Di%C3%AAn_Bi%C3%AAn_Phu

https://www.cairn.info/dien-bien-phu–9791021000575-page-17.htm

https://vietnamdecouverte.com/dien-bien-phu

https://www.lesechos.fr/amp/637946

http://jacqueline-devereaux.blogspot.com/2009/04/guerre-dindochine-bataille-de-dien-bien.html?m=1

https://prisonniers-de-guerre.fr/dien-bien-phu/?cn-reloaded=1

https://www.canalacademie.com/ida341-Dien-Bien-Phu-avant-Dien-Bien-Phu.html

https://www.dailymotion.com/video/xp2azu

https://www.franceinter.fr/amp/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-04-fevrier-2019

https://youtu.be/FMChnPENSYw

https://youtu.be/WFf870Dgcqg

https://youtu.be/ezCvfGVhjtA

https://youtu.be/-HBABw0jEn4

https://www.dailymotion.com/video/x3xygns

https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-la-guerre-froide/episode-42-dien-bien-phu-en-attendant-les-americains

Les deux actes de capitulation de l’Allemagne nazie signés à Reims et à Berlin.

L’acte signé à Reims le 7 mai 1945, un acte purement militaire. L’acte définitif est signé à Berlin dans la nuit du 8 au 9 mai 1945.

Les deux pages de l’acte de capitulation allemand, signé à Reims le 7 mai 1945 par le Generaloberst Jodl et visé par les représentants alliés sur place.

« À côté d’un Français, c’est un comble.»

Le maréchal Wilhelm Keitel, chef d’état-major général de la Wehrmacht le 8 mai 1945 à Karlshorst. 

La signature de la capitulation allemande, le 7 mai 1945 à Reims, constitue une date décisive pour la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, mais reste méconnue dans la mémoire collective, éclipsée par le 8 mai 1945, et pour les Russes par le 9 mai.

Signature de la reddition de l’armée allemande à Reims, 7 mai 1945.

Le premier acte est certes signé le 7 mai à Reims, au QG des forces alliées en Europe commandées par le général Dwight Eisenhower.

Ivan Sousloparov (premier à gauche) avec le général Morgan (Armée britannique), le général Bedell Smith (US Army), le général Eisenhower et le maréchal Tedder (R.A.F.) au SHAEF, à Reims après la signature de la capitulation sans condition de l’Allemagne. Army Signal Corps Collection.

Mais la victoire sur l’Allemagne nazie n’est proclamée officiellement que le 8.

La cérémonie de la signature est en outre répétée le 9 mai, à Berlin, en zone soviétique.

Au QG des forces soviétiques à Karlhorst près de Berlin le 8 mai 1945: Hans Juergen Stumpf, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel ( au centre) chef d’état-major général de la Wehrmache et l’ amiral Hans Georg Von Friedebourg commandant en chef de la Kriegsmarine. Rue des Archives/©Rue des Archives/PVDE.

La capitulation des Allemands est précipitée par l’avancée de l’Armée rouge et le suicide d’Adolf Hitler le 30 avril.

Des soldats russes sur ce qu’on dit être la tombe d’Adolf Hitler. On voit des jerricanes d’essence autour. © Getty / Fred Ramage/Keystone.

Dès le 5 mai, l’amiral Karl Dönitz, devenu chancelier du Reich, envoie un émissaire à Reims pour négocier une capitulation sur le seul front occidental. Les Allemands espèrent encore alors pouvoir poursuivre les combats contre les troupes soviétiques.

Hitler serre la main du Grossadmiral Dönitz dans le Führerbunker en 1945 ; par testament, il va remettre à celui-ci les pouvoirs de président du Reich.

Devant l’intransigeance des Alliés, ils sont contraints d’accepter une capitulation totale et sans condition sur les fronts Ouest et Est.

Territoire du IIIème Reich au 1er mai 1945.

L’acte est signé dans la nuit du 6 au 7 mai, à 02h41, par le général Alfred Jodl, chef d’état-major de la Wehrmacht, le général américain Walter Bodell-Smith, chef d’état-major allié, et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, convoqué au dernier moment, n’a été admis à signer que comme témoin.

Le Generaloberst Alfred Jodl signant les documents de la capitulation à Reims le 7 mai 1945, pour le Haut Commandement de la WehrmachtÀ sa droite, le Major Wilhelm Oxeniusinterprète pour Jodl ; à sa gauche de profil arrière, le Generaladmiral von Friedeburgcommandant en chef de la Kriegsmarine ; derrière lui supervisant les signatures, le Major General Kenneth Strong, du SHAEF ; au fond de face, le colonel Ivan Zenkov, aide de camp, Union soviétique.

Cet acte enjoint aux troupes allemandes de cesser le combat le 8 mai à 23h01, heure d’Europe centrale. C’est aussi le jour que choisissent les Alliés occidentaux pour annoncer officiellement la victoire à la radio, au son des sirènes et des cloches d’église.

La une du Figaro le 8 mai 1945.

Le 8 mai entrera ainsi dans l’histoire.

Les Paris sur les Champs-Elysées le 8 mai 1945 (©DR).

La cérémonie de Berlin, exigée par Joseph Staline, commence le 8 mai vers minuit – soit le 9 mai à Moscou en raison du décalage horaire – et s’achève le 9 mai vers 0h45. L’acte, daté du 8 mai, est signé par le maréchal soviétique Georgii Joukov, le maréchal britannique Arthur William Tedder et par le chef de la 1re armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny, consacrant ainsi la place de la France dans le club des vainqueurs.

Joukov et la délégation soviétique (Vychinski à gauche et Sokolovsky à droite ; le colonel-général à la cigarette est Kazakov) « accueillant » les Allemands.
Les chefs militaires alliés célèbrent la capitulation allemande à Francfort. De gauche à droite : le maréchal Bernard Montgomery (GB), le général Dwight D. Eisenhower (US) et le maréchal Gregori Zhukov (URSS).

De Washington à Londres, le 8 mai est ainsi devenu le « Jour de la victoire en Europe ».

Winston Churchill salue la foule à Londres le 8 mai 1945.
Du haut de l’Arc de Triomphe, quelques privilégiés peuvent observer la foule qui s’est rassemblée pour fêter la signature de la capitulation de l’Allemagne.

Moscou a retenu en revanche le 9 mai pour célébrer chaque année la fin de la « grande guerre patriotique ».

http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/supports_documentaires/actecapitulation.htm

https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/05/07/26010-20150507ARTFIG00304-rene-bondoux-raconte-la-signature-de-capitulation-allemande-le-8-mai-1945.php

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/05/pourquoi-lallemagne-a-du-capituler-deux-fois-en-1945

https://youtu.be/1EPcf2OweNs

https://youtu.be/AKK4MZYI4FQ

https://m.ina.fr/video/CAF87002508/reims-l-armistice-video.html

https://m.ina.fr/video/AFE86003086

https://www.canalacademie.com/ida353-La-France-en-Allemagne-en1945-Les-vaincus-seront-les-vainqueurs.html

3 mai 1936, le Front Populaire remporte les élections.

« Il s’agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Se sentir des hommes, pendant quelques jours. Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. »

Simone Weil « Révolution prolétarienne » 10 juin 1936.

Le rapprochement définitif des gauches est scellé en janvier 1936.  « Contre la misère, la guerre, le fascisme ! Pour le pain, la paix, la liberté ! » 

Contre la misère, la guerre, le fascisme ! Pour le pain, la paix, la liberté !

C’est autour de ce slogan rassembleur que, le 3 mai 1936, le Front Populaire, composé du Parti socialiste-SFIO, du Parti radical-socialiste et du Parti communiste, remporte les élections législatives, avec 376 députés pour le Front populaire, contre 222 pour la droite. 

Journal de la SFIO le 4 mai 1936.

À gauche, le Parti socialiste-SFIO l’emporte et devient le premier parti de France avec 146 élus. Léon Blum revendique en conséquence la direction du gouvernement. Scrupuleux des règles constitutionnelles, c’est à l’issue de plus d’un mois de transition qu’il se rend ensuite à l’Élysée, le 4 juin. Le soir même, il présente son cabinet au président de la République, et devient président du Conseil.

Léon Bum (1872-1950).

Dans la foulée de son élection, les Accords de Matignon, signés dans la nuit du 7 au 8 juin 1936, prévoient une augmentation des salaires, la fixation d’un salaire minimal, la reconnaissance du droit syndical, l’existence de conventions collectives, l’institution de délégués du personnel… Ces accords sont complétés par d’historiques lois sociales : la réduction du temps de travail à 40 heures et l’instauration des congés payés (quatorze jours).

À gauche les délégués de la CGT : Léon Jouhaux, René Belin, Benoît Frachon, Henri Cordier, Raymond Semat et Pierre Milan. Au centre : Léon Blum et Roger Salengro. À droite, les délégués de la CGPF : Ernest Dalbouze, Pierre Richemond, Alexandre Lambert-Ribot et René-Paul Duchemin. Gravure.

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Front_populaire/120463

https://www.lhistoire.fr/les-espoirs-d%C3%A9%C3%A7us-du-front-populaire

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Front_populaire_(France)

http://www.cndp.fr/crdp-orleans-tours/jean-zay/frise/fiches/013_front_populaire.htm

https://histoire-image.org/fr/albums/front-populaire

http://archives.hauts-de-seine.fr/bibliotheque-souvarine/zoom-sur-les-collections/commemorations/le-front-populaire/

https://www.gouvernement.fr/partage/8727-les-accords-matignon-du-7-juin-1936

https://gallica.bnf.fr/conseils/content/le-front-populaire-1936-1938

https://www.leparisien.fr/societe/dans-le-retro-en-1936-le-front-populaire-ouvre-la-voie-aux-conges-payes-01-06-2016-5848289.php

http://www.museehistoirevivante.fr/collections/histoire-du-mouvement-ouvrier/front-populaire-1936

https://youtu.be/FbYKQUKasY0

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-17-novembre-2020

https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-l-histoire/front-populaire

https://m.ina.fr/video/CAB8100563701

https://youtu.be/TZpesemgmUM

https://youtu.be/13w-nnexjHE

https://www.dailymotion.com/video/xw7bdt

https://www.maisonleonblum.fr/leon-blum/

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/L%C3%A9on_Blum/109175

https://www.cairn.info/revue-histoire-politique-2008-2-page-8.htm

https://www.economie.gouv.fr/saef/leon-blum

https://jean-jaures.org/nos-productions/leon-blum-chef-du-gouvernement-du-front-populaire

Espagne, la rébellion du 2 mai 1808 (Dos de Mayo). « un pueblo, una nación » (un peuple, une nation).

À Sainte-Hélène, Napoléon confie à Las Cases : « cette malheureuse guerre d’Espagne a été une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France. »

Ce jour-là, la rumeur court dans Madrid que les troupes françaises de Napoléon veulent emmener le jeune prince Ferdinand VII. Elle se répand comme une trainée de poudre. Des altercations éclatent, des coups de feu retentissent. Un cri gronde dans la foule: «Sus au Gabacho»(c’est-à-dire au Français). Ouvriers, artisans se ruent sur les soldats.

Dos de mayo (nom complet : El dos de mayo de 1808 en Madrid, soit en français « Le deux mai 1808 à Madrid ») ou La Charge des mamelouks est un célèbre tableau du peintre espagnol 
Francisco de Goya.
Il forme un diptyque avec le tableau Tres de Mayo qui représente les exécutions des insurgés par les soldats de
l’Empire napoléonien.

Napoléon veut contrôler le Portugal. Ce pays est depuis longtemps lié économiquement au Royaume-Uni (exportation des vins de Porto et importation de produits manufacturés britanniques). Le Portugal refuse d’appliquer le Blocus continental qui le ruinerait. Afin d’éviter la contrebande des produits britanniques, Napoléon ne peut laisser une telle brèche dans les frontières maritimes de l’Europe continentale. Il doit donc occuper le Portugal.

Europe napoléonienne (1805-1815).

L’Espagne depuis 1795 est en paix avec la France; son alliance avec la France (depuis 1796) lui a couté la destruction de sa marine de guerre pendant la bataille de Trafalgar en octobre 1805. Cependant l’Espagne a des problèmes de gouvernement. Le roi Charles IV a laissé le pouvoir à Manuel Godoy amant de la reine Marie-Louise. Godoy intrigue pour se tailler une principauté au Portugal; en octobre 1807 il fait adhérer l’Espagne au blocus continental. Mais Godoy s’oppose durement au prince héritier Ferdinand.

Manuel Godoy y Álvarez de Fariaprince de la Paix et de Bassano, duc d’Alcudia et de Sueca, est un courtisan et homme politique espagnol, né le 12 mai 1767 à Badajoz en Espagne et mort le 4 octobre 1851 à Paris en France.


Fin novembre 1807, Godoy laisse une armée française traverser le nord-ouest de l’Espagne pour envahir le Portugal. Les Français sont à Lisbonne le 30 novembre 1807, mais la famille royale portugaise a pu fuir pour aller s’installer dans la colonie portugaise du Brésil. Le Portugal est partagé entre la France et l’Espagne.

Jean VI de Portugal (en portugais : João de Portugal), roi de Portugal et des Algarves et roi puis empereur titulaire du Brésil, est né à Lisbonne, au Portugal, le 13 mai 1767 et décédé dans cette même ville le 10 mars 1826

Pour soutenir ses troupes au Portugal, Napoléon fait entrer des soldats en Espagne; ils occupent Barcelone (en janvier 1808) et Madrid le 22 mars 1808, Cordoue en juin.

La politique pro-française de Godoy est fortement critiquée par les Espagnols. Le 18 mars 1808, une émeute à Aranjuez (près de Madrid) contraint le roi Charles IV à abdiquer en faveur de son fils Ferdinand VII. Le père et le fils demandent l’arbitrage de Napoléon. Celui-ci les convoque à Bayonne.

Portrait du roi Charles IV.
Charles IV (ou Carlos IV en espagnol),
né le 11 novembre 1748 à Portici (Naples) et mort le 20 janvier 1819 à Rome, est roi d’Espagne du 14 décembre 1788 
au 19 mars 1808.
Ferdinand VII (en espagnol : Fernando), né le 14 octobre 1784 à Madrid et mort le 29 septembre 1833 dans la même ville, fut roi d’Espagne entre mars et mai 1808,
et de 1814 à 1833.
Il était le fils du roi d’Espagne Charles IV et de Marie-Louise de Bourbon-Parme.

Au début de mai 1808, il contraint Ferdinand VII à renoncer au trône et le retient prisonnier au château de Valençay; Charles IV doit abdiquer en faveur de Napoléon et est retenu prisonnier au château de Compiègne. Napoléon donne le trône d’Espagne à son frère Joseph. Murat remplace Joseph comme roi de Naples.

Portrait de Joseph Bonaparte, roi d’Espagne, par François Gérard.

C’était une grave erreur d’appréciation. L’Empire s’engageait dans une guerre contre toute la péninsule, qui allait miner ses forces pendant près de six ans. Le guet-apens de Bayonne déclencha l’embrasement de l’Espagne.

« Le peuple de Madrid abusé s’est laissé entraîner à la révolte et au meurtre » note le 2 mai 1808 Joachim Murat, chef des armées de Napoléon en Espagne. Il poursuit : « Du sang français a coulé. Il demande à être vengé ». Tous les Espagnols en armes faits prisonniers lors de la révolte sont fusillés. Environ 400 personnes sont exécutées.

Tres de mayo (nom complet en espagnol : El tres de mayo de 1808 en Madrid, soit « Le trois mai 1808 à Madrid ») est un tableau renommé du peintre espagnol Francisco de Goya. Peinte en 1814 et conservée au musée du Prado à Madrid, cette toile est également connue sous le nom Les Fusillades du 3 mai ou en espagnol sous le nom de Los fusilamientos de la montaña del Príncipe Pío.

Malgré sa rapide répression, le soulèvement de Madrid inspira d’autres villes du pays : CarthagèneLeónSantiagoSévilleLérida et Saragosse. L’armée française était partout attaquée. 

Campagnes de l’armée française en Espagne (1808-1811). En bleu foncé, les opérations de l’année 1808 avec la campagne de Napoléon depuis Bayonne jusqu’à Astorga, puis la poursuite de l’armée anglaise par Soult (en bleu clair, en haut à gauche de la carte).

L’armée française se heurta à une guérilla puis à l’armée britannique venue aider le Portugal, également occupé par les troupes de Napoléon. En 1813, les soldats de l’empereur durent refluer en deçà des Pyrénées ; l’invasion de la France par les Espagnols, Britanniques et Portugais commandés par Wellington, devenait imminente.

Escena de guerra (Scène de guerre), par Francisco de Goya entre 1808 et 1812.

https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/la-guerre-despagne-de-bayonne-a-baylen/

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/guerre_dind%C3%A9pendance_d_Espagne/118440

https://books.openedition.org/pur/16126?lang=fr

https://www.revueconflits.com/espagne-guerre-d-independance-napoleon-ier-nicolas-klein/

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Guerre_d’ind%C3%A9pendance_espagnole

Q.https://www.courrierinternational.com/article/2008/04/30/dans-les-pas-des-insurges

https://youtu.be/i9FxH69DGbo

https://youtu.be/MYNcFbW9HaI

Union de l’Angleterre et de l’Écosse le 1er mai 1707.

Première page de l’acte parlementaire anglais de 1707.

Les actes d’Union (en anglais : Acts of Union) de 1707 sont deux lois du Parlement, l’une anglaise, l’autre écossaise, ratifiant le traité d’Union des deux royaumes signé en 1706, entraînant la naissance du royaume de Grande-Bretagne (kingdom of Great Britain).

Devise :

Dieu et mon droit (« In My Denfens God Me Defend » utilisé en Écosse)

Hymne :

God Save the King/Queen (1780 – 1801, habituellement)

Royaume de Grande-Bretagne du 
1er mai 1707 au 1er janvier 1801.
Le royaume est fondé par l’union en un seul État du royaume d’Écosse et du royaume d’Angleterre (qui comprenait le pays de Galles), par le traité d’Union de 1706 suivi par les actes d’Union.
Les deux royaumes étaient déjà gouvernés par le même roi depuis l’Union des Couronnes en 1603.
Le royaume englobe la Grande-Bretagne et ses îles périphériques, mais pas l’Irlande qui est restée un domaine séparé relevant de la Couronne britannique nouvellement créée.
Le 1er janvier 1801, les royaumes de Grande-Bretagne et d’Irlande sont unis pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande.

Ces deux actes parlementaires prennent effet le 1er mai 1707. Les Parlements respectifs des deux royaumes (Parlement d’Angleterre et Parlement d’Écosse) sont dissous au profit d’un parlement commun, le Parlement de Grande-Bretagne.

Le drapeau de l’Union
(en usage de 1707 à 1800).

La reine Anne (1665-1714), reine d’Angleterre, reine d’Écosse, reine d’Irlande (1702-07), reine de Grande-Bretagne (1707-14) devient formellement la première occupante du trône britannique.

La reine Anne (17021714), portrait dans un atlas commandé par Auguste de Saxe (entre 1706 et 1710).

La solidarité protestante entre l’Écosse et l’Angleterre, la crainte d’une restauration jacobite dans un royaume du Nord où les Highlands constituent longtemps un sanctuaire du catholicisme et du sentiment légitimiste, l’intérêt économique des Écossais à voir supprimer toutes les entraves au libre commerce avec le Sud et surtout dans les possessions coloniales anglaises, la pression vigoureuse du gouvernement de la reine Anne qui use aussi bien de la corruption que de la menace armée pour convaincre le Parlement d’Édimbourg, les promesses judicieuses faites à l’Église, aux nobles et aux grands intérêts : voilà qui explique, du côté écossais, l’acceptation du traité d’Union de 1707.

Il constitue le royaume de Grande-Bretagne, supprime le Parlement d’Édimbourg, crée une représentation écossaise à celui de Westminster et met fin à des siècles de vie indépendante.

Parliament House à Édimbourg, ancien siège du Parlement d’Écosse.

Le particularisme local ne disparaît pas d’un coup et alimente le camp de révoltés jacobites en 1715 et, surtout, en 1745 lorsque Charles-Édouard, « Bonnie Prince Charlie », s’empare en fait de l’Écosse et porte la guerre au sud jusqu’à Derby.

La vidéo de Pages d’Histoire sur la dernière révolte jacobite de 1745-1746 : https://youtu.be/ChR5t1pvicA

Représentation de Charles Édouard Louis John Casimir Sylvester Severino Maria Stuart (17201788), surnommé de son temps « the Young Pretender » (« le Jeune Prétendant ») ou « the Young Chevalier » (« le Jeune Chevalier »), est resté dans la mémoire populaire sous le nom de Bonnie Prince Charlie (« bonnie » signifiant « beau » ou « béni » en scots). Il était le fils aîné du prince Jacques François Stuart et le prétendant des Stuart aux couronnes anglaise et écossaise. La mère de Charles, Marie-Clémentine Sobieska, était la petite-fille du roi polonais Jean III Sobieski. Le prince Charles Édouard est ainsi un cousin du roi de France Louis XV, soutien de la cause jacobite.

La « boucherie de Culloden » perpétrée par les troupes du duc de Cumberland, la défaite du Prétendant sont suivies de mesures de répression, de la destruction du système clanique dans les Highlands, de la création d’un réseau routier sud-nord qui désenclave l’Écosse en même temps qu’il favorise d’éventuelles répressions.

La bataille de Culloden le 16 avril 1746.

Un siècle plus tard, en 1801, le processus d’unification de l’archipel britannique s’achève avec la création du Royaume-Uni de Grande-Bretagne (Angleterre et Écosse) et d’Irlande. 

Le drapeau du Royaume-Uni, connu sous le nom d’Union Flag ou Union Jack, et au Canada, Drapeau royal de l’Union,
a été créé en 1606, après l’Union des Couronnes d’Angleterre et d’Écosse sous leur monarque commun Jacques Stuart (Jacques Ier en Angleterre et Jacques VI en Écosse), laquelle survint une centaine d’années avant la création effective de la Grande-Bretagne par l’Acte d’Union de 1707.
Il combine la croix de saint Georges du drapeau anglais et la croix de saint André du drapeau écossais. Après l’Union de 1801, ce drapeau fut augmenté de la croix de saint Patrick pour représenter l’Irlande.

Après bien des soubresauts, l’union rentre dans les moeurs et les Écossais, enfin, prennent leur part à l’essor inouï de la Grande-Bretagne.

Carte du monde montrant l’empire britannique, 1902 (possessions britanniques en rouge). Tiré du The Century Atlas of the World. [John Walker & Co, Ltd., London, 1902]. Artiste inconnu.• Crédits : The Print Collector – Getty.

Mais cette unité ne résiste pas aux secousses du XXe siècle : une partie de l’Irlande arrache son indépendance après la Grande Guerre et à la fin du XXe siècle, le gouvernement de Tony Blair assouplit l’union tricentenaire en restituant aux Écossais un début d’autonomie et un Parlement à Édimbourg, en attendant une possible indépendance.

Entrée du Parlement écossais.

https://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-homonymes/Actes_d_union/147890

https://mjp.univ-perp.fr/constit/uk1707.htm

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Actes_d’Union_(1707)

https://boowiki.info/art/histoire-du-royaume-uni/acte-d-union-1707.html

https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2012-1-page-601.htm

http://juspoliticum.com/article/Chronologie-raisonnee-de-l-histoire-constitutionnelle-de-l-Angleterre-de-la-Grande-Bretagne-puis-du-Royaume-Uni-1002.html

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Parlement_%C3%A9cossais

Le 30 avril 1598 est publié l’Édit de Nantes.

Édit d’Henri IV pour la pacification des troubles religieux, Nantes, avril 1598
Cahier de parchemin – Grand sceau de cire jaune sur lacs de soie rouge et verte
Archives nationales, musée de l’Histoire de France, AEII 763, supplément du Trésor des Chartes
Copyright Archives nationales.

« Henry, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à tous présens et advenir salut. Entre les grâces infinies qu’il a pleu à Dieu nous départir, celle est bien des plus insignes et remarquables de nous avoir donné la vertu et la force de ne cédder aux effroyables troubles, confusions et désordres, qui se trouvèrent à nostre avènement à ce royaume qui estoit divisé en tant de partz et de factions, que la plus légitime en estoit quasy la moindre, et de nous estre néanmoings tellement roydiz contre cette tourmente que nous l’ayons enfin surmontée, et touchions maintenant le port de salut et repos de cet estat, de quoi à Luy seul en soit la gloire toute entière, et à nous la grâce et obligation qu’il se soit voullu servir de notre labeur pour parfaire ce bon œuvre […] »

Gravure figurant la signature de l’Édit de Nantes par le roi de France Henri IV, le 13 avril 1598 qui met un terme aux guerres de religion entre catholiques et protestants. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier.

L’édit de Nantes met un terme définitif aux guerres de Religion. Pour autant, le royaume n’entre pas du jour au lendemain dans une époque de tolérance, dont l’idée même est « bien éloignée de l’esprit du texte. Aboutissement de plus de trente ans d’efforts de pacification, mélange d’archaïsme, de modernité et d’habileté politique, ce traité fonde cependant la coexistence durable (jusqu’à sa révocation en 1685 par Louis VIV) des catholiques et des protestants en France.

La main droite levée, le roi de France prête serment devant des dignitaires le 25 février 1599, date de l’enregistrement de l’édit de Nantes par le parlement de Paris. En réalité absent ce jour-là, Henri IV est de surcroît représenté incorrectement en souverain constitutionnel jurant sur la couronne plutôt qu’en monarque absolu imposant autoritairement l’édit aux magistrats parisiens.
Eau-forte hollandaise tardive et fantaisiste, gravée par Jan Luyken pour l’ouvrage d’Élie BenoistHistoire de l’Édit de Nantes, … jusques à l’Édit de Révocation (1693).

C’est un acte de souveraineté voulu et imposé par le roi Henri IV, en dépit de nombreuses difficultés.

Le roi de France Henri IV par Frans Pourbus le Jeune (1569-1622) – © Wikimedia Commons.

En cela il se distingue des édits antérieurs dont il s’inspire mais qui ont été aussitôt remis en cause.
Son but immédiat est la paix civile, mais son objectif avoué reste l’unité religieuse du royaume.
Dans le préambule, le roi souhaite que « l’établissement d’une bonne paix » permette à ses « sujets de la religion prétendue réformée » de revenir à la « vraie religion », la sienne, « la religion catholique, apostolique et romaine ».
L’élaboration de l’édit a été une affaire très délicate.
Elle a nécessité de longues négociations.
Il s’agissait de rassurer tant les catholiques que les protestants et de redonner confiance à tous.
Il en résulte un compromis. L’édit institue l’égalité civile entre catholiques et protestants, il fixe les conditions de coexistence entre catholiques et protestants, mais la pratique du culte protestant est limitée.

Le protestantisme en France, de 1598 à 1685.

https://museeprotestant.org/notice/le…

https://www.lhistoire.fr/l%C3%A9dit-de-nantes-est-il-vraiment-un-%C3%A9dit-de-tol%C3%A9rance

https://books.openedition.org/apu/1342?lang=fr

https://www.musee-reforme.ch/fr/henri-iv-et-ledit-de-nantes-les-cles-dune-negociation/

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_de_Nantes

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/%C3%A9dit_de_Nantes/134720

https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/l-edit-de-nantes-un-heritage-pour-notre-temps

https://rcf.fr/culture/histoire/l-edit-de-nantes

Mort de Napoléon : de rumeurs en rumeurs…

« Les derniers moments de Napoléon Ier à Sainte-Hélène » (1866), de Vincenzo Vela (1820-1891).                                                    Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois Préau.

https://youtu.be/bRJyLZxQQAM

Le 5 mai 1821, après sept ans d’exil sur l’île britannique de Sainte-Hélène, l’empereur déchu Napoléon rend son dernier soupir. Les circonstances de sa mort continuent de faire débat.

« Mort de Napoléon » (1829), par le baron Charles Steuben (1788-1856).           Arenenberg, Napoleonmuseum.

Il faudra attendre deux mois pour que l’Europe soit informée de la mort de Napoléon.

La mention de la mort de Napoléon Bonaparte figure sur le registre des décès de Sainte-Hélène © GIANLUIGI GUERCIA / AFP.

Dès lors, des rumeurs circulent sur les causes du décès. Thierry Lentz, historien spécialiste du Premier Empire, directeur de la Fondation Napoléon qui co-organise l’exposition et co-auteur de La mort de Napoléon : mythes, légendes et mystères (éd. Perrin) revient sur ces théories souvent farfelues et rétablit la vérité.

« Napoléon sur son lit de mort » (1825), d’Horace Vernet (1789-1863).                                       Musée de la Légion d’honneur, Paris.

Ce que dit l’autopsie de Napoléon.

« Napoléon est mort dans d’atroces souffrances », résume l’historien. Dix jours avant sa mort, il termine de dicter son testament et déclare : « ne serait-ce pas dommage de ne pas mourir après avoir si bien mis ordre à ses affaires ? ». ll souffre alors de douleurs abdominales de plus en plus violentes. « Napoléon était très affaibli et anémié, décrit Thierry Lentz. Son père est mort dans des circonstances similaires, probablement d’une tumeur dans la région de l’estomac. Persuadé qu’il allait mourir de la même chose, l’empereur a demandé que son corps soit autopsié afin que son fils, L’Aiglon, puisse être mis au courant », en Europe.

« Napoléon sur son lit de mort, une heure avant son ensevelissement » (1843), de Jean-Baptiste Mauzaisse (1784-1844). Rueil-Malmaison, Musée du Château.

L’autopsie, réalisée par le médecin français Dr. Antommarchi, est « parfaitement lisible par les médecins d’aujourd’hui », précise Thierry Lentz. Elle atteste que l’empereur était atteint d’un ulcère perforé à l’estomac. « Normalement, on en meurt tout de suite mais Napoléon a eu de la chance : son foie est venu boucher le trou », poursuit Thierry Lentz.

Esquisse ou copie partielle du tableau de Jean-Baptiste Mauzaisse Napoléon sur son lit de mort, une heure avant son ensevelissement exposé au Salon de 1843.
Photo (C) RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau).

L’autopsie révèle par ailleurs des lésions de l’estomac, sûrement cancéreuses, ainsi que des lésions sanguinolentes. Comble de l’infortune, le remède dont bénéficie alors l’empereur aggrave les saignements. « Deux ou trois jours avant sa mort, un médicament à base de mercure lui est administré, raconte Thierry Lentz. On ne savait pas, à l’époque, que c’était néfaste pour la santé. Cette surdose a certainement provoqué une hémorragie massive. »

« La Tombe de Napoléon » (1821), d’Horace Vernet. Wallace Collection.
 

La thèse de l’intoxication chronique

Malgré ces nombreux diagnostics, une théorie continue d’agiter les conspirationnistes : celle de l’empoisonnement à l’arsenic. « Elle est apparue dans les années 1960 suite à une lecture abusive des Mémoires du valet de chambre de Napoléon », explique Thierry Lentz. Un stomatologiste suédois, persuadé de reconnaître la description des symptômes d’un empoisonnement, fait procéder à des analyses de cheveux de l’empereur, qui révèlent des traces d’arsenic.

« Au XIXe siècle, il était d’usage de s’offrir des boucles de cheveux, rappelle Thierry Lentz. Des analyses ont donc pu être effectuées sur des mèches de cheveux de Napoléon à plusieurs âges de sa vie, ainsi que des cheveux de sa mère, ses sœurs, son fils. Toutes révèlent des doses d’arsenic semblables ». La théorie s’appuie par ailleurs sur une histoire d’adultère : Napoléon aurait batifolé avec Albine, l’épouse du comte de Montholon, son plus proche conseiller. « En réalité, sa femme Albine était partie depuis longtemps, rapporte en riant Thierrry Lentz. Le médecin légiste réputé Philippe Charlier a repris toutes les études à zéro. La relecture des documents fracasse la thèse de l’intoxication ».

Masque mortuaire en plâtre de Napoléon par Antommarchi, exemplaire original exposé au musée de l’Armée.

« Il y a une autre théorie qui confine au ridicule, ajoute Thierry Lentz. C’est celle de la substitution des cadavres. » Les rumeurs affirment que la dépouille de Napoléon aurait été récupérée par les Anglais. C’est le corps d’un des valets de chambre qui aurait été inhumé aux Invalides, vêtu en Napoléon. « C’est du grand guignol, il n’y a aucune documentation mais le complot traverse les âges », se désole l’historien. Assurément, ces mystères entretenus depuis deux siècles ont alimenté la légende napoléonienne.

La vallée du Tombeau, anciennement « vallée du Géranium », est un terrain situé dans le district de Longwood sur l’île de Sainte-Hélène, mais appartenant aux Domaines français de Sainte-Hélène, sur lequel fut érigée la première tombe de l’Empereur Napoléon Ier.
Le tombeau de Napoléon aux Invalides. 

https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/dossiers-thematiques/la-mort-de-napoleon/

https://www.herodote.net/5_mai_1821-evenement-18210505.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_de_Napol%C3%A9on_Ier

https://www.geo.fr/histoire/mort-de-napoleon-de-rumeurs-en-rumeurs-203947

https://youtu.be/bRJyLZxQQAM

https://youtu.be/6XpthDkU0RY

https://youtu.be/R4e520u-3IQ

https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/le-tour-du-monde-des-idees-du-mardi-02-mars-2021

https://fondationnapoleon.org/activites-et-services/histoire/2021-annee-napoleon/

Détail : les symboles napoléoniens dans « Napoléon couronné par le temps écrit le Code civil » par Jean-Baptiste Mauzaisse (1833)
© RMN – musée du château de Malmaison / D. Arnaudet.

L’affaire des poisons.

Série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1675 et 1682, sous le règne de Louis XIV, et qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de l’aristocratie furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de « chasse aux sorcières » et aux empoisonneuses.

Si l’on en croit Saint-Simon,  » il y a des modes de crimes comme d’habits « .
Au XVIIe siècle, c’est le poison qui est en vogue, au point qu’on le voit partout.
La rumeur commence avec la mort brutale d’Henriette d’Angleterre, 26 ans, épouse de Monsieur ; après avoir bu un verre d’eau de chicorée, elle se tord de douleur et succombe en quelques heures.

Henriette d’Angleterre (1644-1670).

La soudaineté de l’événement fait s’écrier Bossuet :  » Madame se meurt, Madame est morte.  » Nous sommes en 1670. Louis XIV a 32 ans.

Louis XIV, roi de France (1638-1715). Vers 1670 Anonyme.


La mort de sa belle-soeur, dont on le dit épris, le bouleverse. Il commande discrètement une enquéte au lieutenant de police La Reynie.

Gabriel Nicolas de La Reynie,
portrait peint par Pierre Mignard.

L’hypothèse de l’empoisonnement ne tient pas.

En 1675, une nouvelle affaire défraie la chronique.
La marquise de Brinvilliers, soupçonnée depuis un bon moment d’avoir empoisonné père et frères afin de hâter la succession à son profit, est finalement arrétée et traduite en justice.
Le scandale est énorme, car la dame est fille d’un conseiller d’Etat.
Malgré les preuves qui l’accablent, elle n’avoue rien lors de son procès, mais la police met au jour un réseau criminel où se retrouvent à la fois des empoisonneurs, des sorciers, des alchimistes, des avorteuses.

Charles Le BrunPortrait de la marquise de Brinvilliers (1676), Parismusée du Louvre.
Dessin réalisé le jour de son exécution, seul portrait d’elle authentifié.

La meilleure société fréquente ce monde interlope ; plusieurs personnalités sont citées : la comtesse de Soissons et la duchesse de Bouillon, nièces de Mazarin ; le maréchal de Luxembourg ; les comtesses de Polignac, du Roure, et de Gramont ; Mmes de Vivonne et de La Mothe ; Mlles des Å’illets et Cato ; la maréchale de La Ferté ; Racine…

Portrait de François-Henri de Montmorency-Bouteville, duc de Piney-Luxembourg (1628-1695).

Les magistrats effarés découvrent que la noblesse de robe comme celle de cour n’hésitent pas à recourir à des procédés louches, qui vont du philtre d’amour bien illusoire à la poudre de succession, nom poétique pour désigner l’arsenic.
Tout ce beau monde se croit d’autant plus à l’abri de la police que la médecine est incapable de déceler la trace du poison dans les cadavres.

L’opinion publique se passionne pour ces faits divers et suit avec assiduité les comptes rendus du procès ouvert devant la grande chambre du Parlement.
Une fois la Brinvilliers exécutée, en 1676, le fidèle La Reynie ne lâche pas sa piste.
Remontant la filière, il met la main sur une certaine Catherine Deshayes, épouse Monvoisin, dite la Voisin. Spécialisée en sorcellerie, celle-ci fournit les préparations destinées à se débarrasser de personnes encombrantes.
Et ce n’est pas tout : elle lance des sortilèges d’amour ou de haine, s’adonne à des messes noires et autres cérémonies sataniques.
La Reynie découvre que cette  » star  » est conviée dans les salons de l’aristocratie parisienne.

La Voisin (v.1640-1680), estampe du XVIIe siècle

Dépassé par les événements, il s’en ouvre à Louis XIV.
Le roi, aussi inquiet que son lieutenant de police, décide que l’affaire sera traitée par une voie judiciaire rapide et efficace.
C’est ainsi qu’est créée une commission extraordinaire, la Chambre ardente, chargée à la fois d’instruire et de juger.

Réunie la première fois le 10 avril 1679, elle décide de garder l’instruction secrète afin de ne pas enflammer l’opinion publique.
Sage précaution, au demeurant, car on découvre bientôt que ce ne sont pas seulement des personnalités en vue qui sont impliquées, mais le propre entourage du souverain.
Le nom de Mme de Montespan est cité à plusieurs reprises.

Portrait de Madame de Montespan ( 1640-1707), conservé au château de Versailles (peinture de la seconde moitié du XVIIème siècle).

Louis XIV, qui se trouve alors dans les Flandres, est effondré.
Lui qui a désiré sincèrement faire toute la lumière sur cette affaire ne peut évidemment laisser se propager de telles accusations.
Il donne un coup d’arrét aux investigations, préférant laisser certains coupables échapper à la mort plutôt que de voir la mère de ses six enfants traduite en justice.

Ce qui surprend le plus dans cette histoire, c’est qu’à l’orée des Lumières, la société éclairée fasse appel à des sorciers comme au bon vieux temps de Catherine de Médicis.
A croire que la magie noire a encore pignon sur rue.
Mais de cette ténébreuse affaire va sortir quelque chose de positif : une législation sur le poison.
Le roi, qui veut en finir avec ces pratiques douteuses, devient ainsi le premier législateur dans le domaine du contrôle et de la sécurité des substances vénéneuses.

Publié dès la clôture des procès, l’édit de juillet 1682 fait de l’empoisonnement un crime puni de mort et proscrit du royaume ceux qui se disent devins, magiciens et enchanteurs.
Dorénavant, seuls les professionnels de la santé auront accès aux toxiques.

Edit du roy en 1682. Archives nationales BH/AD/484.

http://www.justice.gouv.fr/histoire-et-patrimoine-10050/proces-historiques-10411/laffaire-des-poisons-24442.html

https://www.historia.fr/laffaire-des-poisons

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/03/laffaire-des-poisons-psychose-la-cour-de-louis-xiv

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_poisons

https://www.franceinter.fr/emissions/autant-en-emporte-l-histoire/autant-en-emporte-l-histoire-18-septembre-2016

https://youtu.be/zX0J3qhFmX8

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/03/laffaire-des-poisons-psychose-la-cour-de-louis-xiv

Les Croisades de 1095 à 1291.

Appel de Clermont le 27 novembre 1095, par Urbain II.

Le prêche du pape Urbain II au concile de Clermont. Miniature de Jean Colombe, extraite des Passages d’outremer, vers 1474, BNF, Fr.5594.

« Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide. En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée (…) Ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises; ils saccagent le royaume de Dieu. Si vous demeuriez encore quelque temps sans rien faire, les fidèles de Dieu seraient encore plus largement victimes de cette invasion. Aussi je vous exhorte et je vous supplie — et ce n’est pas moi qui vous exhorte, c’est le Seigneur lui-même —, vous, les hérauts du Christ, à persuader à tous, à quelque classe qu’ils appartiennent, chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, par vos fréquentes prédications, de se rendre à temps au secours des chrétiens et de repousser ce peuple néfaste loin de nos territoires. Je le dis à ceux qui sont ici, je le mande à ceux qui sont absents : le Christ l’ordonne ».

On ne connaît pas le discours exact d’Urbain II. Il n’a pas été retranscrit.

Celui-ci est reconstitué grâce notamment aux témoignages de quatre témoins directs du discours qui racontèrent l’événement a posteriori, au début du XIIème siècle. Les quatre clercs en question (Geoffroi de VendômeBaudri de BourgueilRobert le Moine et Foucher de Chartres).

Les croisades des XIèmes et XIIèmes siècles. Les premières croisades
Seules les trois premières croisades sont réellement des expéditions rassemblant toute la chrétienté occidentale pour conquérir, défendre ou délivrer la Terre sainte selon la volonté pontificale.

Préambule :

Bien que des siècles nous en séparent, les Croisades ne sauraient être un sujet dépassé.

C’est un thème qui demeure d’une actualité brûlante, car, comme dans un écho lointain à notre monde, il met aux prises un Orient musulman et un Occident chrétien.

A ce titre, il véhicule des problématiques qui sont toujours les nôtres, toujours aussi délicates.

Signification et origines des Croisades :

Le mot « Croisades » renvoie à des opérations militaires menées au nom de la foi.

La Reconquista, reconquête progressive de l’Espagne des mains des musulmans (722-1492), est une forme de Croisade.

Reconquista. Miniatura de las Cantigas de Santa María.

Chaque fois que l’Église va en guerre contre des groupes qu’elle considère comme hérétiques ou des juifs, on parle de Croisade.

Le mot a donc un sens extensif. Notre propos va porter sur un aspect très particulier, les Croisades en Orient.

Miniature du « Roman de Godefroy de Bouillon et Saladin », 1337. BN, Paris, France.

Ce sont les huit campagnes militaires principales parties d’Occident vers l’Orient afin de reconquérir la Terre Sainte et qui ont duré près de deux siècles avec l’établissement d’entités politiques appelées les Etats latins, ce qui s’apparente à une entreprise de colonisation, car l’Europe sort de ses frontières et part à la conquête de toute une région.

Capture de Jérusalem le 15 juillet 1099. Réalisation entre le XIe et le XIVe siècles

1ère croisade de 1095 à 1099 ; 2ème croisade de 1147 à 1149 ; 3ème croisade de 1189 à 1192 ; 4ème croisade de 1202 à 1204 ; croisade des enfants en 1212 ; 5ème croisade de 1217 à 1221 ; 6ème croisade de 1228 à 1229 ; 7ème croisade de 1248 à 1254 ; 8ème croisade en 1270.

La mort de Saint Louis, Chroniques de Saint-Denis, BL, Royal 16 G VI, fo 444 vo.

http://www.e-chronologie.org/moyen-age/croisade

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_synoptique_des_croisades

http://classes.bnf.fr/idrisi/monde/croisade.htm

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Les-Croisades-1096-1291-le-choc-de-la-rencontre-entre-deux-mondes-1-3.html

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Les-Croisades-1096-1291-le-choc-de-la-rencontre-entre-deux-mondes-2-3.html

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Les-Croisades-1096-1291-le-choc-de-la-rencontre-entre-deux-mondes-3-3.html

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/les_croisades/38613

http://www.histoire-france.net/moyen/croisades

https://www.geo.fr/histoire/pourquoi-y-a-t-il-eu-des-croisades-202376

https://www.herodote.net/croisade-mot-53.php

Le premier État latin à naître est le comté d’Édesse, en 1098 : en s’alliant avec les Arméniens, désireux de se débarrasser des Turcs, Baudouin de Boulogne impose petit à petit un nouveau modèle politique inspiré du modèle féodal occidental. La même année, Bohémond de Tarente s’installe à Antioche.
La prise de Jérusalem en juillet 1099 accouche du royaume de Jérusalem, d’abord dirigé par Godefroy de Bouillon (1099-1100) puis par son frère, déjà comte d’Édesse, qui devient Baudouin Ier de Jérusalem. Le comte de Tripoli, Bertrand de Toulouse, doit recourir à ce dernier pour assurer son pouvoir – la résistance locale y est plus forte.
Au total, le roi de Jérusalem acquiert très vite une préséance, voire une suzeraineté, sur l’ensemble des États latins. C’est dans son royaume que les Francs sont plus nombreux et mènent une politique de colonisation au sens médiéval du terme.
Godefroy de Bouillon dans sa tour de siège à l’assaut de Jérusalem. Enluminure du manuscrit Li rommans de Godefroy de Buillon et de Salehadin et de tous lez autres roys qui ont esté outre mer jusques a saint Loys qui darrenierement y fu, illustré par le maître du Roman de Fauvel.
Paris, BnFdépartement des manuscritsms. Français 22495, fo 69 vo, 1337.

https://www.lhistoire.fr/godefroy-de-bouillon-le-crois%C3%A9-exemplaire

https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/les-croisades-vues-den-face

https://blog-histoire.fr/2000-ans-histoire/2226-les-croisades.html

https://www.canalacademie.com/ida352-27-novembre-1095-l-appel-de-Clermont-Urbain-II-lance-la-croisade.html

https://youtu.be/7ltZKRjzeL8

https://youtu.be/X4DHHn327LM

Les Expositions Universelles à Paris.

En 1851, date de la toute première exposition universelle à Londres, la France de Napoléon III était l’invitée d’honneur.

The Great Exhibition 1851 à Hyde Park.
Les exposants à l’intérieur du Crystal Palace.

Suite à l’immense succès de la manifestation, Napoléon III ne tarde pas à commander son exposition pour 1855.

Portrait d’apparat de Napoléon III réalisé en 1853 par Franz Xaver Winterhalter.
Entre 1855 et 1870, l’État commanda 540 versions de ce portrait à divers artistes afin d’orner les bâtiments officiels. Le portrait original fut présenté lors de l’Exposition universelle de 1855 puis installé au palais des Tuileries. Il a disparu lors du saccage des lieux durant la Commune de Paris (1871).

A partir de là, les expositions s’enchaînent, en 1867, 1878, 1889, 1900 et 1937.

Publicité pour l’exposition de 1889.
Publicité pour l’exposition de 1900.

Très populaire dès leurs débuts, les Expositions Universelles étaient de véritables vitrines pour révéler aux yeux du monde les progrès techniques, scientifiques, industriels ou culturels des pays qui les accueillent. 

La galerie des machines de 1889.

Paris a bien entendu été l’une des villes phares à participer à ses événements d’une durée de 6 mois et qui ont accueilli des milliers d’exposants et de visiteurs.

Pour les visiteurs de l’exposition de 1937, la confrontation Allemagne-URSS est pacifique. 

C’est ainsi que sont sortis de terre des monuments supposés être éphémères, finalement devenus des incontournables du paysage parisien !

1855 :                                                    C’est la première exposition universelle française, sur le thème des produits de l’agriculture, de l’Industrie et des Beaux-Arts.            Des milliers de machines étaient présentées au public, le plus souvent en rapport avec l’essor industriel et agricole que l’on connaissait au milieu du XIXe siècle.                        Concernant les bâtiments, le Palais de l’industrie fut construit afin d’accueillir les pays participants.     Une annexe des Beaux-Arts et le pont de l’Alma ont également été construits pour l’occasion.

Vue du bâtiment à vol d’oiseau en 1860. Il sera détruit à partir de 1896 afin de laisser la place au Petit Palais et au Grand Palais
L’ancien pont de l’Alma, en 1883. Il fut inauguré par Napoléon III le 2 avril 1856 (initialement son inauguration était prévue pour l’Exposition universelle de 1855).
Le pont de l’alma aujourd’hui.

1867 :                                                    C’est sur le thème de l’Art et de l’Industrie que se déroule la deuxième exposition universelle de Paris.         Le palais Omnibus accueillait l’exposition.                                         C’est dans le parc qui entourait le palais que les nations participantes eurent pour la première fois la possibilité de construire des pavillons éphémères à l’image de leur nation. Le concept du pavillon était né et fut dès lors repris lors de toutes les autres manifestations jusqu’à nos jours.    L’île de St-Germain (anciennement île de Billancourt), fait partie des vestiges de cette exposition.                      Restauré et beaucoup remanié, il abrite actuellement un centre équestre.

Palais de l’Exposition universelle de 1867, immense bâtiment occupant tout le Champ-de-Mars. Ces installations éphémères seront démontées dès la fin de l’exposition.
Le Théâtre de la Gaîté Montparnasse.
Installé dans le quartier de Montparnasse depuis 1868, ce théâtre de 400 places a été créé à partir de matériaux récupérés du Théâtre de l’Exposition Universelle de 1867. Le lieu a d’abord été un café-concert, puis un studio d’art comique et un music-hall. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’il deviendra un théâtre. Pour découvrir ces vestiges de l’exposition de 1867, il faut entrer dans le bâtiment… En effet, la façade ne provient pas de l’exposition, seule la structure interne du théâtre a été conservée.
L’une des trois isbas transférées dans le 16e arrondissement, provenant du Pavillon russe de l’exposition universelle de 1867. Malheureusement, l’accès est réservé aux riverains…

1878 :                                         L’exposition des nouvelles technologies.                                         Elle occupait tout le Champ de Mars et la butte de Chaillot.                        Le palais du Trocadéro, construit pour l’occasion, servira de salle de concerts et de congrès.                                         Le palais du Champ de Mars, aussi appelé Palais de l’Exposition, est destiné aux nations invitées. 

Réalisation de l’ancien Palais du Trocadéro par les architectes Gabriel Davioud et Jules Bourdais, détruit pour l’Exposition de 1937.
La Cité Fleurie.
Ce pittoresque ensemble d’ateliers d’artistes a été construit entre 1878 et 1888 à partir des facades et structures provenant du Pavillon de l’alimentation de l’exposition universelle de 1878. À l’image d’autres cités d’artistes comme le Bateau-Lavoir et la Ruche, la Cité Fleurie a accueilli quelques uns des plus grands artistes du XXe siècle parmi lesquels Paul Gauguin, Henri Laurens ou Amedeo Modigliani. Menacée de destruction dans les années 1980, elle a été sauvée in extremis et classée au titre des monuments historiques en 1994.

1889 :                                                   Pour les cent ans de la Révolution Française, Paris décide d’organiser une exposition universelle exceptionnelle.                                     Son thème sera la Révolution et la majestueuse tour Eiffel est construite pour l’occasion.                                    Elle reste aujourd’hui la partie la plus visible de cette Exposition.

Galerie des Machines de Ferdinand Dutert (entouré par trois ingénieurs : Pietron, Charton et Contamin).
La tour Eiffel en 1889.
La tour Eiffel.

1900 :                                                        Le thème de cette exposition était « le bilan d’un siècle ».                                 Elle sera l’exposition la plus importante organisée par la France. Le Grand Palais des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs et le Petit Palais de l’art français furent édifiés pour l’évènement.                                            Le pont Alexandre III fut également une des constructions majeures réalisées pour l’exposition universelle.                                              La première ligne du métro de Paris fut inaugurée lors de cette exposition. Le Globe Céleste fait également partie des vestiges de 1900.                              De nombreux ponts sur la Seine et des passerelles ont été bâties afin d’assurer la connexion entre les différents sites sans que le visiteur ne sorte de l’enceinte de l’exposition. L’exposition de 1900 est la dernière avant la création du Bureau international des Expositions (BIE).

Le pont Alexandre-III au moment de son inauguration à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900.
Le Grand Palais en 1900.
Le Petit Palais en 1900.
Le pont Alexandre III aujourd’hui.
Le Grand Palais aujourd’hui.
Le Petit Palais aujourd’hui.
La rotonde de la Ruche, dans le 15e arrondissement, adaptée du Pavillon de Gironde de l’exposition universelle de 1900.
La Ruche a été construite à partir d’éléments récupérés lors de cette exposition.

1937 :                                                    Sous le thème « Arts et Techniques appliqués à la Vie moderne », elle est la première exposition organisée en France selon les  nouvelles règles de la Convention de Paris.                         La fontaine de la Porte Maillot, l’avenue des Nations-Unies et d’autres bâtiments sont des vestiges de cette exposition. C’est le dernier événement de ce genre à avoir eu lieu à Paris.

Palais de Chaillot en 1937.
Palais de Tokyo en 1937.
Palais de Chaillot aujourd’hui.
Palais de Tokyo aujourd’hui.

https://www.parisinfo.com/visiter-a-paris/infos/guides/expositions-universelles-paris

https://www.pariszigzag.fr/secret/histoire-insolite-paris/lieux-herites-des-expositions-universelles

https://fr.wikipedia.org/wiki/Expositions_universelles_de_Paris

http://www.expositions-universelles.fr/1851-exhibition-londres.html

https://www.promenadedessens.fr/que-reste-t-il-des-grandes-expositions-universelles-de-paris/

Inauguration de la tour Eiffel.

«Je viens d’éprouver une grande satisfaction, celle d’avoir fait flotter notre drapeau national sur le plus haut édifice que l’homme ait jamais construit »

Gustave Eiffel

Le 31 mars 2021, la tour Eiffel célèbre son 132ème anniversaire.

1889 fut en effet l’année de la naissance de la Tour.

Retour sur les grands jalons de cette année-là.

Dans le Paris de la « Belle époque », une étonnante tour métallique de plus de 300 mètres de hauteur fut érigée entre 1887 et 1889 à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889.

Elle sera alors la plus haute tour du monde.

Un projet fou mené de main de maître par Gustave Eiffel, un ingénieur et entrepreneur spécialisé dans les charpentes et ouvrages métalliques.

En savoir plus sur Gustave Eiffel

Gustave Eiffel (1832-1923). © Archives Philippe Coupérie-Eiffel, collection particulière

Alors que l’idée germe dans l’esprit de deux ingénieurs de Gustave Eiffel, Emile Nouguier et Maurice Koechlin, dès 1884, il fallut 3 ans pour peaufiner son architecture et son esthétique, grâce à l’architecte Stephen Sauvestre, et pour mettre en place le projet avec les organisateurs de l’Exposition Universelle. 

Le pylône en fer de 300 mètres, dessiné par Maurice Koechlin le 6 juin 1884, qui préfigure ce que sera la tour Eiffel
5 ans plus tard.

La construction débute en 1887 et se déroule en un temps record pour un tel ouvrage : 2 ans, 2 mois et 5 jours, la tour Eiffel s’impose comme une véritable prouesse technique.

Les fondations en bord de Seine sont construites en 5 mois à peine !

La Tour est dessinée, puis préfabriquée par éléments à l’usine Eiffel de Levallois-Perret.

A cette époque, la construction de la Tour ne faisait pas l’unanimité et de nombreuses voix, notamment issues du monde artistique, s’élevaient contre le projet.

Découvrez les étapes de la construction de la tour Eiffel

18 juillet 1887 : Commencement du montage métallique de la pile no 4.
7 décembre 1887 : Montage de la partie inférieure sur les pylones en charpente.
20 mars 1888 : Montage des poutres horizontales sur l’échafaudage du milieu.
15 mai 1888 : Montage des piliers au-dessus du premier étage.
21 août 1888 : Montage de la deuxième plate-forme.
26 décembre 1888 : Montage de la partie supérieure.
15 mars 1889 : Montage du campanile.
Fin mars/début avril 1889 : Vue générale de l’ouvrage achevé.

31 mars 1889 : l’inauguration de la Tour.

La construction de la structure de la tour Eiffel s’achève le dimanche 31 mars 1889.

Ce jour-là, elle est inaugurée à 13h30 alors que des ouvriers travaillent encore sur les aménagements intérieurs et les ascenseurs ne sont pas encore installés !

Gustave Eiffel hisse un drapeau tricolore au sommet de la Tour en présence du directeur de l’Exposition universelle, de certains de ses collaborateurs et de certaines personnalités du Gouvernement et de la Ville de Paris.

La célébration se prolonge ensuite aux pieds de la Tour où Gustave Eiffel rend hommage à ses équipes et notamment aux 300 ouvriers qui ont construit  celle qu’on appellera plus tard la Dame de fer.

A sa naissance, la Tour était de couleur rouge !

Illustration de la tour Eiffel en 1889
© Musée Carnavalet / Ville de Paris

15 mai 1889 : ouverture au public pour l’Exposition universelle.

Entre avril et mi-mai 1889, les aménagements de la Tour se poursuivent.

Le 15 mai débute l’Exposition universelle et la Tour ouvre au public, sans ascenseur encore fonctionnel. Elle est le cœur et l’attraction principale de l’Exposition qui occupe le Champ de Mars, la colline du Trocadéro et les quais jusqu’à l’esplanade des Invalides.

La Tour est à cette époque-là la construction la plus haute du monde, et dès la première semaine, près de 30 000 visiteurs gravissent les 1710 marches pour atteindre le sommet.

Les ascenseurs entrent en service le 26 mai !

Un des ascenseurs Roux, Combaluzier et Lepape qui occupaient les piliers est et ouest.

Les polémiques qui avaient accompagné la construction de la Tour s’éteignent alors, tant le succès populaire fut immense tout au long de 1889.

« Ce lampadaire véritablement tragique… »

Léon Bloy, à propos de la Tour Eiffel

« Ce squelette de beffroi », Paul Verlaine.      

« Ce mât de fer aux durs agrès, inachevé, confus, difforme », François Coppée.      

« Cette haute et maigre pyramide d’échelles de fer, squelette disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte en un ridicule et mince profil de cheminée d’usine », Maupassant.

« Un tuyau d’usine en construction, une carcasse qui attend d’être remplie par des pierres de taille ou des briques, ce grillage infundibuliforme, ce suppositoire criblé de trous », Joris-Karl Huysmans.

Caricature de l’ingénieur français Gustave Eiffel à côté de la tour Eiffel, à Paris, France.• Crédits : Jean-Marc Charles / Contributeur – Getty

La Tour reçoit près de 2 millions de visiteurs pendant l’Exposition universelle (qui s’achève le 6 novembre 1889) pour admirer ce chef-d’œuvre architectural mais également pour ressentir les vertiges de l’ascension et admirer le panorama inédit qu’il offre sur Paris.

En savoir plus sur la tour Eiffel pendant l’exposition universelle

https://www.toureiffel.paris/fr/actualites/130-ans/1889-2019-130-ans-demerveillement

https://artsandculture.google.com/exhibit/inauguration-et-premiers-visiteurs-de-la-tour-eiffel/AQLhwHRz?hl=fr

https://www.merveilles-du-monde.com/Tour-Eiffel/Inauguration-de-la-tour-Eiffel.php

https://www.google.com/amp/s/www.franceculture.fr/amp/histoire/tour-eiffel-ils-ne-voulaient-pas-de-lodieuse-colonne-de-tole-boulonnee

https://www.unjourdeplusaparis.com/paris-reportage/histoire-construction-tour-eiffel

https://www.paris.fr/pages/les-sept-couleurs-de-la-tour-eiffel-16827

23 infos insolites sur la Tour Eiffel

Gravure en couleurs sur zinc de Georges Garen composée en 1889, intitulée Embrasement de la tour Eiffel pendant l’Exposition universelle de 1889.

Indépendance de la Grèce.

L’évêque Germanos de Patras bénissant le drapeau des insurgés en 1821, tableau de Ludovico Lipparini (1802-1856).

Le 25 mars 1821, les Grecs, définis d’abord en tant que chrétiens orthodoxes, se révoltèrent face à la domination de l’Empire ottoman.

L’indépendance grecque. Tableau de Louis Dupré en 1821.
Combat entre Grecs et Turcs par Eugène Delacroix, 1821.

Cette révolte réussit, et l’indépendance de fait fut proclamée lors de l’Assemblée nationale d’Épidaure le 1er janvier 1822.

Première page de la Constitution.

L’opinion publique européenne était assez favorable au mouvement, à l’image des philhellènes. Cependant, aucun gouvernement ne bougea à cause du poids politique et diplomatique de la Sainte-Alliance, et particulièrement de l’Autriche de Metternich, partisan acharné de l’ordre, de l’équilibre et du principe de légitimité instauré par le congrès de Vienne.

Klemens Wenzel, comte, puis second prince de Metternich-Winneburg-Beilstein, né le 15 mai 1773 à Coblence et mort le 11 juin 1859 à Vienne. Josef Danhauser – Wien, 1830/1835 – © Deutsches Historisches Museum, Berlin.

Des Grecs vivant hors de l’Empire ottoman, comme des habitants des Îles Ioniennes tels que Ioánnis Kapodístrias, et des membres de l’élite grecque de Constantinople et des Principautés danubiennes, les Phanariotes, apportèrent dès le début leur aide aux insurgés.

Ioánnis Kapodístrias (1776-1831).

Pendant deux ans, les Grecs multiplièrent les victoires.

Cependant, ils commencèrent très vite à se déchirer, divisés entre « politiques » et « militaires ».

La Sublime Porte appela en 1824 à l’aide son puissant vassal égyptien Méhémet Ali.

Portrait de Méhémet Ali, vice roi d’Egypte,
Auguste Couder, 1841
Musée national du Château de Versailles
© RMN – © Gérard Blot.

Pour les Grecs, les défaites et les massacres se succédèrent.

La Grèce sur les ruines de Missolonghi (1826). Ce tableau d’Eugène Delacroix joua un rôle important dans la campagne d’opinion en Occident qui détermina une intervention.

Cependant, les Russes souhaitaient de plus en plus ardemment intervenir, par solidarité orthodoxe mais aussi parce qu’ils avaient leur propre ordre du jour géostratégique.

Les Britanniques, quant à eux, désiraient au départ limiter l’influence russe dans la région mais finirent par s’allier avec la Russie.

Une expédition navale de démonstration fut suggérée lors du traité de Londres de 1827.

Une flotte conjointe russe, française et britannique rencontra et détruisit, sans l’avoir vraiment cherché, la flotte turco-égyptienne lors de la bataille de Navarin.

Bataille de Navarin, explosion de la frégate égyptienne L’Isonia (Ihsania), 20 octobre 1827. Guerre d’Indépendance de la Grèce. Copie d’un tableau de Jean-Charles Langlois.

La France intervint par l’expédition française en Morée (Péloponnèse) en 1828.

Le général Maison recevant la reddition du château de Morée le 30 octobre 1828.

La Russie déclara la guerre aux Ottomans la même année.

Sa victoire fut entérinée par le traité d’Andrinople, en 1829, qui augmentait son influence régionale.

Changements territoriaux au traité d’Andrinople de 1829.

Ces interventions européennes précipitèrent la création de l’État grec.

La conférence de Londres (1830), où se réunirent des représentants britanniques, français et russes, permit en effet l’affirmation de l’indépendance grecque que la Prusse et l’Autriche autorisèrent.

Par Honoré Daumier (1808-1879).

La France, la Russie et le Royaume-Uni gardèrent ensuite une notable influence sur le jeune royaume.

L’État grec à la fin de la guerre d’indépendance, en 1832.

Ressources internet :

https://www.cairn.info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin1-2015-2-page-47.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27ind%C3%A9pendance_grecque

https://histoire-image.org/fr/etudes/guerre-independance-grece

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Gr%C3%A8ce_histoire_de_la_Gr%C3%A8ce_moderne/185876

https://www.efa.gr/fr/1821-2021-bicentenaire-de-la-revolution-grecque

http://www.slate.fr/story/206492/grece-bicentenaire-200-ans-etat-moderne-independance-fragile

https://www.ouest-france.fr/europe/grece/entretien-la-revolution-grecque-a-200-ans-935dedd6-8c76-11eb-a0de-d759575a1cbf

https://www.france24.com/fr/europe/20210325-la-gr%C3%A8ce-c%C3%A9l%C3%A8bre-le-bicentenaire-de-son-ind%C3%A9pendance-de-l-empire-ottoman

Pour le bicentenaire de la Révolution, le 25 mars 2021, la garde présidentielle marche en direction du monument du soldat inconnu. KEYSTONE/EPA/KOSTAS TSIRONIS sda-ats.

Le Maquis des Glières, Histoire et Lėgende.

Carte : Le maquis des Glières, Haute-Savoie (31 janvier – 26 mars 1944).
Des maquisards aménagent un chalet du plateau des Glières en Haute-Savoie, vers 1943-1944. Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier.
Quatre cent soixante résistants ont occupé le plateau des Glières pendant l’hiver 1944. © © Archives Raymond Perrillat/Association des Glières.

Le 26 mars 1944, une offensive est déclenchée par l’occupant contre le maquis des Glières.

La nuit suivante, Maurice Anjot, successeur de Tom Morel à la tête du maquis, ordonne le repli général.

Enterrement du lieutenant Tom Morel ©Fonds Raymond Perrillat Association des Glières.
Photo : le capitaine Anjot (1904 – 1944).

Les assaillants abattent certains maquisards, dont Anjot lui-même et 170 sont faits prisonniers, torturés ou déportés.

Vétérans espagnols et jeunes Français présentent les armes sur le plateau de Glières.
 © Collection Michel Germain.
Maquisards des Glières prisonniers de la milice de Vichy © Collection NBC.

Les survivants se réorganisent et poursuivent la lutte clandestine jusqu’à la Libération.

Les Glières, un des premiers maquis à subir la répression de grande ampleur, devient un enjeu de la bataille radiophonique livrée entre la BBC et Radio-Paris.

Maurice Schumann, porte parole de la France libre, déclare ainsi le 6 avril sur les ondes de la BBC : « Héros de Glières, morts, martyrs et vivants, vainqueurs de Glières, quelle est votre plus belle victoire ? » et il répondait : « …avoir déjà ramené Bir Hakeim en France« .

Le général de Gaulle au cimetière de Morette en 1944. Photo DR.

http://museedelaresistanceenligne.org/media3164-La-rA

https://www.glieres-resistance.org/maquis_chronologie.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maquis_des_Gli%C3%A8res

https://www.info-glieres.fr/index.php/le-maquis-des-glieres

https://books.openedition.org/pur/128808

Podcasts et vidéos :

https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-17-aout-2011

https://blog-histoire.fr/2000-ans-histoire/5821-le-maquis-de-gliere.html

https://youtu.be/4uIYIbq-E5U

Monument national à la Résistance du plateau des Glières, réalisé par le sculpteur Émile Gilioli et inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux. Inscrit au titre des monuments historiques le 27 mai 2020

Fondation de Venise.

D’après les chroniques médiévales, Venise aurait été fondée le 25 mars 421 sur une lagune de la mer Adriatique, dans les îlots du rivus altus, qui est devenu le Rialto, entre les estuaires du Pô et du Piave, hors de portée des hordes hunniques.

Venise et sa lagune.

À vrai dire, la ville est plus sûrement née au siècle suivant, quand les habitants des régions avoisinantes sont venus grossir la population de la lagune pour échapper aux Lombards, de rudes barbares qui avaient envahi la plaine du Pô.

Les principales étapes de la migration des Lombards, de la Scandinavie (Scania) à l’Italie (Italia).

Ces réfugiés allaient préparer la fortune de la cité lacustre, dans un premier temps en développant l’exploitation du sel, ensuite et surtout en pratiquant le commerce entre l’Orient et l’Occident, notamment le commerce des esclaves (prisonniers de guerre slaves).

Son nom provient du peuple qui habitait la région avant le Xème siècle, les Vénètes.

Les peuples de la Gaule cisalpine au ive siècle av. J.-C., en bleu.

Dénommée Venetiae en latin, elle est parfois surnommée la « Cité des Doges », la « Sérénissime », la « Reine de l’Adriatique », la « Cité des Eaux », la « Cité des Masques », la « Cité des Ponts » ou encore la « Cité flottante ». La ville est aujourd’hui célèbre pour ses canaux — notamment le Grand Canal — et ses gondoles, ses nombreuses églises, la place Saint-Marc, le palais des Doges, le Pont des Soupirs, sa Biennale ainsi que son carnaval.

Venise s’étend sur un ensemble de 121 petites îles séparées par un réseau de canaux et reliées par 435 ponts.

Venise est renommée pour son emplacement exceptionnel ainsi que pour son architecture et son patrimoine culturel, qui lui valent une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Grand Canal.
« La place Saint-Marc, vers l’Est », de Canaletto (1723). Huile sur toile. 141,5 x 204,5 cm. Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza. (MUSEO THYSSEN-BORNEMISZA, MADRID)
L’Embouchure du Grand Canal, Canaletto (1730). Huile sur toile
Dimensions
Hauteur : 49,6 cm ; Largeur : 73,6 cm.

Ressources internet :

https://www.venise.net/histoire

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Venise

https://www.lexilogos.com/venise.htm

http://www.venise-tourisme.com/histoire-venise.html

Venise – Une Ville sur Pilotis

https://www.lelivrescolaire.fr/page/6741035

Podcasts et vidéos :

https://blog-histoire.fr/2000-ans-histoire/2489-venise.html

https://www.franceculture.fr/theme/venise

https://www.franceinter.fr/theme/venise

https://www.canalacademie.com/idm1625-+-Venise-+.html

Réunion du duché de Savoie et du comté de Nice le 24 mars 186024 mars 1860.

« Nos cœurs ont suivi le cours de nos rivières. » Parole des Savoyards, devenu proverbe au printemps 1860.

Le traité de Turin du 24 mars 1860 officialise l’acte par lequel le duché de Savoie et le comté de Nice sont réunis — réunion étant le terme utilisé par le traité — ou annexés — selon les opposants à cette union — à la France.

Affiche reprenant le texte du traité de Turin.

Un royaume en Italie du Nord et centrale contre Nice et la Savoie à la France.

La partie du comté de Nice annexée à la France en 1860 est représentée en marron. La partie jaune entourée de marron l’est en 1947.

Alors que le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II de Savoie (1820-1878) et Camille Bens de Cavour (1810-1861), son Premier ministre depuis 1851, tentent d’unifier l’Italie du Nord (Risorgimento) au profit de la Maison de Savoie, l’attentat du révolutionnaire italien Orsini contre Napoléon III en janvier 1858 décide l’empereur français à se rallier à leur cause.

Portrait du roi Victor-Emmanuel II.
Portrait de Napoléon III en uniforme de général de division dans son grand cabinet des Tuileries (huile sur toile d’Hippolyte Flandrin, 1861).

Lors de l’entrevue de Plombières en juillet, Cavour lui promet le comté de Nice et le duché de Savoie contre son aide militaire.

Après les batailles sanglantes de Magenta et de Solferino contre les Autrichiens en juin 1859, Napoléon III signe unilatéralement en juillet un armistice semi-victorieux à Villafranca : le royaume de Sardaigne ne s’agrandit que du Milanais, Cavour doit démissionner, et la question de Nice et de la Savoie reste en suspens.

Au printemps 1860, suite aux soulèvements qu’y encourage Turin (capitale des États de Sardaigne), les principautés de Modène, de Parme et de Florence sont à leur tour intégrées au royaume après consultation de leurs populations par référendum.

Par le traité de Turin du 24 mars, Paris accepte cette expansion territoriale sarde en échange de Nice et de la Savoie.

Consultées elles aussi par plébiscite en avril, les populations votent à une large majorité pour leur rattachement à la France.

Chambériens brandissant des drapeaux français au pied du château des ducs lors du rattachement de la Savoie à la France en 1860.

https://www.lhistoire.fr/comment-la-savoie-et-nice-sont-devenues-fran%C3%A7aises

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Turin_(1860)

https://histoire-image.org/fr/etudes/1860-reunion-nice-savoie-france

https://francearchives.fr/commemo/recueil-2010/40090

https://www.nicerendezvous.com/comment-le-comte-de-nice-est-devenu-departement-francais.html

https://123savoie.com/rattachement-savoie-a-la-france/

https://books.openedition.org/pur/50305

https://www.persee.fr/doc/keryl_1275-6229_2011_act_22_1_1432

https://www.histoire-en-citations.fr/citations/nos-coeurs-ont-suivi-le-cours-de-nos-rivieres

http://www.justice.gouv.fr/histoire-et-patrimoine-10050/la-justice-dans-lhistoire-10288/lannexion-de-la-savoie-en-1860-22400.html

Podcast :

https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/histoires-dempires-2-olives-et-tartiflettes-quand-nice-et-la-savoie-deviennent-francaises

https://www.europe1.fr/emissions/Aujourd-hui-dans-l-Histoire/24-mars-1860-la-Savoie-et-Nice-sont-rattachees-a-la-France-230256

Henri IV entre à Paris le 22 mars 1594.

Il est 7 heures du matin quand Henri IV entre en armure à Paris,  « sans effusion de sang ni qu’un seul bourgeois ait reçu incommodité en sa personne ni en ses biens, » selon ses propres termes.

Le gouverneur de la ville, le comte Charles de Cossé-Brissac, lui remet les clés de la ville.

Entrée d’Henri IV à Paris, 22 mars 1594 (1817), par François Gérard

Paris vaut bien une messe », lui aurait dit son ami et ministre Maximilien de Béthune, futur duc de Sully.


Estampe de Ransonnette, Charles Nicolas (Paris, 27–05–1793 – Paris, en 1877), graveur.

Sur l’évènement :

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article7484

https://www.herodote.net/22_mars_1594-evenement-15940322.php

http://www.vallee-du-ciron.com/Documents/Ouvrages/Michelant/1594.Paris.htm

Entrée d’Henri IV à Paris

Sur le Paris d’Henri IV :

La place Royale, le carrousel de 1612
gravure de C. Chastillon, Musée Carnavalet.

http://paris-atlas-historique.fr/23.html

Henri IV de France, la marque d’un grand roi

https://www.sweetvisite.com/sur-les-traces-de/roi-henri-iv.html

https://www.pointdevue.fr/histoire/le-paris-du-roi-henri-iv_1411.html

https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/04/sur-les-traces-d-henri-iv-a-paris.html

Sur Henri IV :

Henri IV portant en écharpe la bannière blanche et la croix de l’ordre du Saint-Esprit.
Portrait en buste par Frans Pourbus le Jeune, huile sur toile, Versailles, châteaux de Versailles et Trianon, xviième siècle.

Henri IV (1553-1610)

https://www.geo.fr/histoire/henri-iv-qui-etait-le-bon-roi-202680

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_IV_(roi_de_France)

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Henri_IV/123595

https://histoire-image.org/fr/personnages-historiques/henri-iv

https://www.capital.fr/votre-carriere/henri-iv-un-modele-de-management-1285618

Vidéos et Podcasts :

la guerre de 1870-1871.

Le 19 juillet 1870, la France de Napoléon III entre en guerre contre la Prusse de Guillaume Ier, alliée à plusieurs états allemands.

Ce conflit va provoquer en quelques mois la chute du Second Empire et favoriser la proclamation de la IIIe République le 4 septembre 1870.

https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/dossiers-thematiques/la-guerre-franco-allemande-de-1870-1871/

https://www.lfem.fr/index.php/chronologie-guerre-1870

https://www.napoleon.org/jeunes-historiens/napodoc/la-guerre-franco-allemande-de-1870-1871/

https://www.napoleon.org/enseignants/documents/la-guerre-franco-allemande-de-1870-1871-articles-et-videos-orientations-bibliographiques/

https://www.retronews.fr/cycle/la-guerre-franco-allemande-de-1870-71-et-ses-consequences

https://www.revueconflits.com/guerre-1870-jean-baptiste-blandenet/

https://www.institutdefrance.fr/la-guerre-de-1870-1871/

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/revue/comprendre-la-guerre-de-1870

https://www.ecpad.fr/actualites/web-serie-1870-l-annee-terrible/

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/commemorer-le-150eme-anniversaire-de-la-guerre-de-1870

https://www.lemonde.fr/mondephilatelique/article/2015/01/11/oui-la-france-pouvait-gagner-en-1870_5997721_5470897.html

https://www.paris.fr/pages/lorsque-paris-etait-assiegee-par-les-prussiens-en-1870-1-5-15306

http://archives.paris.fr/r/280/guerre-franco-prussienne-de-1870-1871-150-ans-/

https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/le-50e-anniversaire-du-traite-de-lelysee-et-les-relations-franco-allemandes/le-temps-des-ennemis-hereditaires/la-guerre-franco-prussienne-1870-1871/

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/guerre_franco-allemande/120175

https://histoire-image.org/fr/etudes/1870-defaite-desir-revanche

https://gallica.bnf.fr/conseils/content/la-guerre-franco-prussienne-de-1870

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/la-guerre-franco-allemande-de-1870-a-ete-progressivement-refoulee-13-04-2017-2119376_53.php

La charge du 9ème régiment de cuirassiers dans le village de Morsbronn, par Édouard Detaille.

https://youtu.be/ubszJMSHCMg

https://www.napoleon.org/enseignants/documents/la-guerre-franco-allemande-de-1870-1871-articles-et-videos-orientations-bibliographiques/

https://blog-histoire.fr/2000-ans-histoire/1997-la-guerre-de-1870.html

https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/annees-charnieres-lhistoire-au-tournant-34-1870-vers-lannee-terrible

La commune de Paris.

« La Commune fut dans son essence, elle fut dans son fond la première grande bataille rangée du Travail contre le Capital. Et c’est même parce qu’elle fut cela avant tout qu’elle fut vaincue et que, vaincue, elle fut égorgée. »

Jean JAURÈS (1859-1914), Histoire du socialiste, 1789-1900, volume XI, La Commune, Louis Dubreuilh (1908).

C’était il y a 150 ans !

Le 18 mars 1871 débutait la Commune de Paris.

Un événement qui finira par « la semaine sanglante » du 21 au 28 mai où environ 6 500 communards furent tués par les Versaillais.

Un court moment de l’histoire qui marqua et marque encore les esprits tant en France qu’à l’étranger.

Une parenthèse durant laquelle émergèrent cependant des droits et concepts novateurs : l’enseignement laïc et obligatoire, la séparation des Eglises et de l’Etat, l’ébauche de l’égalité professionnelle hommes-femmes, le divorce par consentement mutuel, etc.

Voici quelques sites internet intéressants sur le sujet.

https://www.franceculture.fr/theme/commune-de-paris

https://www.franceculture.fr/histoire/la-commune-de-paris-plus-grand-martyre-de-civils-deurope-idee-recue-ndeg3

https://www.paris.fr/pages/les-150-ans-de-la-commune-l-origine-1-5-16961

https://www.france24.com/fr/france/20210318-les-150-ans-de-la-commune-de-paris-les-passions-ne-sont-pas-%C3%A9teintes

La commune de Paris 1871

https://www.lhistoire.fr/commune-de-paris-bourgeois-contre-ouvriers

https://www.cairn.info/revue-cahiers-bruxellois-2018-1-page-175.htm

https://gallica.bnf.fr/conseils/content/la-commune-de-paris-1871

https://www.unjourdeplusaparis.com/paris-reportage/commune-de-paris

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/la_Commune/114248

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Commune_paris.htm

https://www.geo.fr/histoire/la-commune-de-paris-en-7-dates-cles-mythes-et-realites-dune-revolution-avortee-204002

Commune de Paris : pourquoi les Parisiens se sont révoltés ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris

150e anniversaire de la Commune de Paris

http://commune150ans.fr/

http://jeanpaulachard.com/Commune1871/

https://www.unjourdeplusaparis.com/paris-reportage/traces-commune-de-paris

https://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477764-la-commune-de-paris.html

http://paris1900.lartnouveau.com/paris00/commune_destructions.htm

https://histoire-image.org/fr/etudes/ecrasement-commune

Clemenceau et la Commune de Paris

« Le cri du peuple », une BD de Jacques Tardi.